NOMADES

par Funambule Trio & Alaoua Idir

 

ALAOUA IDIR, OUD

ETIENNE LECOMTE, FLÛTES

ALAIN ANGELI, SAX ALTO

LAURENT GUITTON, TUBA

#Jazz & Musiques du Monde - Sélection Jazz en L'R' / Occijazz 2017

nomades credit frank bigotte 1 web

 

Agenda

2017
Selection / Résidence de Création Occijazz
26.09.2017 - Festival Jazzèbre / Perpignan (66)
10.11.2017 - Jazz à Junas / Maison de l'Eau - Allègre-les-fumades

2018
05.02.2018 - Réseau en Scène / Saint-Jean-de-Védas (34)
13.04.2018 - Jazzèbre - Lycée Jean Lurçat / Perpignan (66)
09.05.2018 - Le Taquin / Toulouse (31)
10.05.2018 - La Claranda / Serres (11)
11.05.2018 - La Chapelle / Fitou (11)
12.05.2018 - Musique en Monuments / Narbonne (11) 16:30
12.05.2018 - Café Plum / Lautrec (81) 21:30

2019
18.01.2019 - Souillac en Jazz - Scène Conventionné de St-Céré / Gramat (46)
19.01.2019 - Jazz au coin du Cantou / Querbes (12)
15.03.2019 - Aveyron Culture / Millau (12) - Actions Scolaires
16.03.2019 - Millau en Jazz / Salles-Curan (12) - 20:30
22.03.2019 - D'Jazz Nevers / Château-Chinon (58)
13.04.2019 - Le Grange du Phaux / Noirétable (42)
14.04.2019 - Gaga Jazz / Saint-Etienne (42)
31.05.2019 - Jazz en Comminges / Saint-Gaudens (31)
27.09.2019 - Cinéma-Théâtre / Saint-Chely d'Apcher (48)
17.10.2019 - Ciam - Jazz sur son 31 / Toulouse (31)

2020
13.03.2020 - Festival Jazz'Alp / Alpes du Grand Serre
16.04.2020 - Jazz Club de Grenoble


 

 

Le groupe

Alaoua Idir, oud

Guitariste, luthiste autodidacte, compositeur-interprète, Alaoua Idir est passionné de musique aux multiples influences. Il est membre fondateur du groupe DEZORIENTAL avec lequel il sort un premier album en 2001 chez “Disques Dreyfus” distribué par Sony. Une tournée nationale et internationale dans les plus grands festivals de jazz (de Montréal à Jazz à Vienne ...) accompagne la sortie de cet album. En 2003 paraît « Terra Incognita » le deuxième album également chez “Disques Dreyfus”. Le disque est alors récompensé du Prix de l’Académie Charles Cros comme “Album Découverte”. Il collabore avec différents musiciens tels que Bernard Lavilliers, Zebda, Faudel, Les Ogres de Barbaks, Didier Labbé, Dub Incorporation... Il continue aujourd’hui son parcours, toujours à la recherche de nouveaux ponts entre l’Orient et l’Occident.

 

Funambule Trio est un véritable micro brass band :

Avec cette formule inhabituelle qui réunit flûte traversière, saxophone et tuba, les membres de Funambule trio parient sur la légèreté complexe de leur réunion. Simplicité et sérieux, rêverie et exploration, le trio joue sur les contraires, et avec habileté, teinte parfois ses compositions d’une mélancolie tenace. Des trois voix qui s’entrecroisent, on retient le mélange des rôles, où chacun échappe à la place qui lui serait assignée dans une orchestration classique. Basse, rythmique ou mélodie, les responsabilités s’échangent entre les trois compères de cet auto-désigné « micro brass band » en liberté.

Le premier album ''La Fonction de la Terre'' est paru en 2016. Découvrir Funambule Trio ici

 

NOMADES est une création de Funambule sélectionnée par le Collectif Jazz en L'R' / Occijazz. L'équipe fut en résidence en 2017, accueillie par les festivals Jazzèbre à Perpignan, Jazz à Junas et par la Commune d'Alenya, le Lycée Jean-Lurçat à Perpignan et la Maison de l'Eau à Allègre-les-fumades (Gard). Photos : Marie-Ange Jofre.

 

 

Presse

Citizen Jazz - 10/06/2019

Quand sonne la fin du mois de mai, le Comminges s’enivre de jazz. Et ce depuis 17 ans. Si les premières éditions du festival ont été placées sous le patronage du saxophone, instrument emblématique du genre et surtout de Guy Laffitte - la figure tutélaire saint-gaudinoise - depuis 2009, les Rencontres du saxophone se sont transformées en Jazz en Comminges, un festival plus généraliste.
La programmation du « In » est celle des têtes d’affiche. On y trouve pêle-mêle Ron Carter, Youn Sun Nah, Marcus Miller, Bojan Z, Joshua Redman ou encore l’Amazing Keystone Big Band. Mais en journée, comme pour bon nombre de festivals, tout se passe ailleurs, dans ce qu’il est convenu de désigner, fort improprement au demeurant, par « off ». Reste que c’est l’occasion de très nombreux concerts et à Saint-Gaudens, dans un Magic Mirrors qui prenait des airs d’étuve (mais qui se plaindrait de ces conditions estivales ?) et parmi la palanquée de groupes qui s’y sont succédé, on a trouvé quelques perles. Nomades - ex-Funambule trio rejoint par l’oudiste Aloua Idir - en fait partie, et même plus. Le leadership est assuré par Etienne Lecomte mais c’est surtout un projet collectif. En témoignent notamment les compositions signées par l’un ou l’autre des musiciens du quartet. En témoigne aussi le chorus furieux du saxophoniste Alain Angéli sur « Nomades » ou celui du tubiste Laurent Guitton sur « Plays the Groove ». L’orchestration flûte, sax, oud, tuba confère bien entendu beaucoup d’originalité et la présence d’un oud - en plus de la créativité d’Aloua Idir - une tonalité orientalisante. C’est donc une histoire de voyages, de rencontres, de couleurs, de mélanges. Ce n’est certes pas la première, ni la seule, formation qui propose un répertoire autour du voyage. Loin de là, même. Mais peu importe, car la patte de Nomades est moins dans l’originalité du propos que dans sa réalisation. De la Méditerranée au désert écossais où nous a menés « Highland », le périple s’est fait dans des pas peu empruntés. Ce furent des chemins escarpés et des routes non balisées. Le registre peut être minimaliste, allant à l’essentiel. L’introduction de « Mirage », à l’oud, en est un exemple entre mille. Quand sa ligne s’enrichit du tuba, impossible de ne pas faire le lien avec la délicatesse du duo entre Michel Godard et Ihab Radwan. Même mysticisme, même magie. Quant au rappel, une « Gnossienne » d’Erik Satie a fini de transformer le Magic Mirrors en une profonde marche introspective. (par Gilles Gaujarengues)

 

Jazz Rhône-Alpes - 14/04/2019 — Concert au Gaga Jazz de Saint-Etienne

Nomades c’est le fruit de la rencontre entre l’oudiste Alaoua Idir et le Funambule Trio. Le trio occitan, qui se définit comme un micro-brass band, réunit Etienne Lecomte, flûte, Alain Angeli, saxophone alto et Laurent Guitton, tuba basse.
Déjà pour monter un tel trio, sans section rythmique, et réussir à jouer une musique où le rythme est primordial, il faut un certain goût de l’aventure. Alors pourquoi ne pas intégrer un oud qui donne une autre dimension à la musique. La rencontre est évidente dès le premier titre, Occi-bop de Laurent Guitton, où le côté méditerranéen de ce très beau thème est magnifié par la présence de l’oud. Avec Ayeum (Maman) d’Alaoua Idir, le compositeur-interprète met en valeur la capacité de l’instrument à transmettre la charge émotionnelle et spirituelle qui s’exprime à travers ce titre : l’environnement tuba, flûte et alto contribue pour sa part à universaliser le propos.
Au bord des larmes, l’émotion du public fait écho à celle des musiciens. Funambule est un prodige d’équilibre dans un environnement perpétuellement en rupture d’équilibre. Dans Nomade(s) on voit passer des caravanes de chameaux, des roulottes, des chevaux, indifféremment, là-bas au loin, dans les Balkans ou les plaines d’Europe centrale, les déserts d’Arabie, du Maghreb ou d’Asie centrale. Un bel assemblage de thèmes qui donne l’occasion à Laurent Guitton de nous offrir une longue, superbe et inhabituelle introduction au tuba.
Autre occasion de s’illustrer pour le tuba avec Play the Groove d’Alaoua Idir qui nous vaut l’occasion, en plus d’un aérien chorus de flûte, d’un chorus de tuba absolument énorme. Il récidivera plus tard sur Mirage d’Alain Angeli. Avec Highlands d’Etienne Lecomte, celui-ci utilise une technique voix-flûte, une sorte de diphonie étrange qui rend bien compte de l’aventure. Avec Alep, le concert se termine sur une note d’espoir compte tenu des circonstances actuelles concernant cette ville qui fut superbe et qui m’est chère à plus d’un titre. Au rappel une surprenante Gnossienne, mais qui ne dépare pas la production musicale du groupe et y trouve même sa place.
La musique de Nomades, c’est une musique bien accrochée au cœur du jazz par l’alto et le tuba, lesquels se laissent entraînés de bon cœur vers des confins par la grâce de l’oud et de la flûte : un ruisseau aurifère plein de rêves et de pépites musicales. (Michel Mattais, Jazz Rhône Alpes)

 

Le Journal du Centre - 07/04/2019 - D'jazz Nevers  - Château-Chinon, Funambule Trio et Alaoua Idir ont envoûté le public

A l'invitation de D'jazz Nevers et en co-accueil avec la municipalité, le Funambule Trio et Alaoua Idir ont envoûté le public du cinéma l'Etoile, avec leur concert Nomades : un périple entre Maghreb et Europe, empreint de musiques traditionnelles.
Le public a savouré la richesse de la palette sonore et les superbes nuances de l'oud de Alaoua Idir, de la flûte d'Etienne Lecomte, du sax-alto d'Alain Angeli et du tuba de Laurent Guitton. Le talent de Alaoua Idir et de chacun des musiciens du Funambule Trio se manifeste par leur admirable habilité à s'associer en une parfaite union et par l'ampleur des émotions qu'ils parviennent à transmettre.
Des sonorités inhabituelles
Les musiciens se répondent et s'amusent, faisant partager leur enthousiasme au public. Chacun fait preuve d'une complémentarité complice. Dans leur périple musical, les artistes n'oublient jamais le public, lui faisant goûter des sonorités inhabituelles, mais toujours savoureuses. Dominés par la performance des musiciens, les spectateurs n'ont pas ménagé leur applaudissement. Ils ont quitté l'auditorium conscients d'avoir vécu quelque chose de rare.

 

La Dépèche - 23/01/2019

Ah, le beau concert ! Avis unanime à la fin de la prestation du quartet Nomades, samedi soir, au coin du cantou de Querbes ! Pour la première date de l'année 2019, toutes les places étaient prises d'assaut dans la salle, les derniers arrivants restant debout. Et personne n'a regretté d'avoir mis ses pas dans ceux de ces magnifiques Nomades, «le peuple aux semelles de vent», dans la tradition sarahoui. Un univers sonore d'une grande originalité d'abord, des équilibres constamment en jeu (oud électrique sur tuba, saxo sur flûtes), des ruptures de rythmes savamment dispensées, des impros déchirantes puis des reprises harmoniques d'une immense douceur... Quatre virtuoses, Alaoua Idir, Étienne Lecomte, Alain Angeli, Laurent Guitton, qui se donnent et s'amusent en même temps, jouant non pas devant un public, mais avec un public entré en résonance. Une heure et demie hors du temps, des applaudissements pour retarder encore la fin du concert, un verre échangé avec les artistes, avant de replonger dans le froid du dehors...

 

Midilibre - 27/03/2019 - Aux rythmes de Nomades

Dans le cadre des Échappées du Théâtre de la Maison du peuple de Millau et en partenariat avec Millau Jazz Festival, la commune de Salles-Curan et le Syndicat mixte du Lévezou ont accueilli la formation Nomades. Samedi 16 mars, le Funambule trio avec Étienne Lecomte (flûte traversière), Alain Angeli (saxophone alto) et Laurent Guitton (tuba), accompagné de Alaoua Idir et son oud (à cordes) avait programmé une soirée autour du partage.

Partage de couleurs, de musiques, d’ambiances, de cultures, d’expériences..., une véritable palette teintée et enrichie au fil des morceaux proposés. Grâce à un quatuor heureux de faire vivre cette musique alliant le jazz contemporain aux influences orientales et européennes.

Des mélodies habitées et prenantes, tantôt mélancoliques, fortes et douces comme Ayeum, la composition d’Alaoua Idir. À la fois légères, dansantes et enjouées d’un traditionnel bulgare, chargées pour évoquer l’histoire douloureuse d’Alep, envoûtantes et hypnotiques avec le morceau d’Éric Sati...

De belles et intenses rencontres musicales dans lesquelles “chacun prend la parole” pour “converser avec les autres”. Offrant ainsi des échanges enlevés pour que les instruments deviennent des voix, des cris, des soupirs au service d’une musique qui emporte loin, fait voyager et ouvre la porte aux grands espaces.

Les quatre compères ont très vite embarqué dans leur univers un auditoire nombreux prêt à voyager au gré de beaux métissages du Maghreb, au désert des Highlands en passant par la gare centrale. Ils ont offert le temps de cette soirée une parenthèse suspendue aux rythmes de Nomades.